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Reprise des cours

le mardi 15 septembre 2020

 

Inscriptions fabienjolivel@hotmail.fr 

(ou lors du forum des associations à Maromme le 5 septembre ou à la place du cours le mardi 8 septembre)

Baraw Sugbu

ou l'Arnis du Diable :

Les racines du Baraw Sugbo remontent à « Tatay Isong » Lorenzo Saavedra, un eskrimadors de renom à l’origine de nombreuses écoles d’Eskrima d’aujourd’hui et à l’origine du Labangon Fencing Club de Cebu.

 

Il fût entre autre le professeur de GM Venancio «Anciong » Bacon (1912-1981) du Balintawak et de GM Filemon « Momoy » Canete (1904-1995) du Doce Pares.

 

Comme il était commun à cette époque, Lorenzo Saavedra enseigna largement son art du bâton, mais enseigna en très petit comité son art de la lame ; raison pour laquelle le Baraw Sugbu est un des systèmes les moins connus de Cebu.

 

Selon le livre « Cebuano Eskrima – derrière le mythe », Lorenzo Saavedra aurait appris les rudiments de cet art du poignard d’un français inconnu, son codétenu lorsqu’il était encore emprisonné par les japonais pendant la seconde guerre mondiale.

 

L’Arnes Diablo n’a pas été enseigné aux étudiants d’eskrima de Saavedra mais exclusivement à un certain « Simo », qui à son tour l’a enseigné à Lucresio « okit » Albano (décédé en 1955). « Okit » l’enseigna ensuite à son neveu Gregorio « Goyong » Toledo Ceniza (1925-2007).

 

Baraw signifie « couteau » en cebuano (la langue de Cebu) et Sugbu (ou Sugbo) était l’ancienne appellation de la ville de Cebu. Baraw Sugbu est donc le système au couteau de Cebu.

 

Gregorio « Goyong » Ceniza  (décédé le 6 octobre 2007 à l'âge de 82 ans) est allé à contre courant et n’a pas souhaité étudier le combat au bâton qui était d’actualité à l’époque ; il a préféré étudier l’art du couteau puis l’a enseigné de manière non commercial, uniquement à son clan, sa famille et ses amis. Boy Eduardo Ceniza commença sa formation de Baraw Sugbo directement avec son père dès l’âge de 17 ans.

 

L’entraînement se fait à deux, par un travail de flow (mouvement en continue). Comme dans l’art du garrote (bâton), le concept de la main vide est très important.

 

Au lieu d’apprendre une série de désarmements, le Baraw Sugbu préconise l’étude de groupes tout comme en Balintawak, avec des contres. Toujours dans un jeu dynamique et non figé, l’élève essaie alors de se défendre, de placer ses désarmements et de répondre à des contres, tout comme le Palakaw en Balintawak.

 

Anciong bacon, le fondateur du balintawak, a également contribué au développement du Baraw Sugbu, puisqu'il s'entraînait avec Gregorio « Goyong » Ceniza, à la résidence de Lucresio.

 

Gregorio Ceniza a ensuite enseigné son art à un certain nombre d'étudiants, mais aucun ne souhaitait ensuite enseigner; ils voulaient simplement apprendre à se défendre contre des agressions au couteau. Seuls Cronnie Cabatingan, Rene Capangpangan (1953-2000), puis son fils Eduardo « Boy » Ceniza se dirigeront vers l'enseignement pour préserver cet art du couteau de Cebu, l'Arnis du Diable.

 

Capangpangan fut celui qui modifia "l'Arnis de Diablo" par l'appellation de « Baraw Sugbu », avec l’approbation de Gregorio Ceniza.

 

Depuis l’âge de 36 ans, Eduardo (né en 1963) préserve cet art de la lame et enseigne de la même manière à ses quelques élèves. L’enseignement se fait toujours en session privée en non en masse.

 

La méthodologie du système est l‘apprentissage du Baraw Sugbu comme un art martial défensif contre un attaquant au couteau. L'approche défensive est aussi la partie plus stimulante et difficile de n'importe quel système.

 

Fabien Jolivel