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Tél : 06.67.15.98.92 Mail : fabienjolivel@hotmail.fr

 

Les formations Initiateur et Moniteur Balintawak auront lieu au CRJS de Petit Couronne (près de Rouen) du mercredi 19 avril au dimanche 23 avril 2023 

Saison 2022/2023

 

Cours à Maromme :

le mardi de 19h30 à 21h

(De Campo Orihinal)

 

le jeudi  de 18h30 à 20h30

(Balintawak)

Le Balintawak

18/01/2020

Le Balintawak

Le Balintawak Eskrima

 

 

 

Le fondateur du Balintawak Eskrima

Venancio “Anciong” BACON

(12/11/12-01/11/80)

 

Au dĂ©but des annĂ©es 1900, les espagnols venaient juste de quitter les Philippines, aprĂšs plus de 300 annĂ©es d’autoritĂ©. A leur place, sont venus les amĂ©ricains. L'Ă©lite d'avant-garde de Cebu parlait toujours l'espagnol, tandis que les amĂ©ricains ont commencĂ© "Ă  pacifier" et Ă  enseigner leur langue et leur culture au reste des Philippines. C’est Ă  cette Ă©poque que Venancio « Anciong Â» BACON est nĂ©, en 1912, dans une nation aux milieux des changements et des bouleversements. Il est nĂ© dans le quartier Carcar Ă  Cebu (mais a grandi Ă  San Nicolas, Ă  l'extĂ©rieur de Cebu), qui Ă©tait Ă  ce moment-lĂ  peuplĂ© par la classe supĂ©rieure de Cebu. Cette classe d'Ă©lite Ă©tait composĂ©e d’europĂ©ens, d’amĂ©ricains, de chinois et de mĂ©tis philippins. Au contraire, San Nicolas Ă©tait composĂ© de cebuanos locaux et d'immigrants des villes voisines, ou d'autres Ăźles des Visayas. Les gens qui y vivaient Ă©taient des fermiers, des charpentiers, des pĂȘcheurs, des paysans et les serviteurs pour la ville de la classe supĂ©rieure de Cebu.

Venancio Bacon, communĂ©ment surnommĂ© « Anciong Â» a commencĂ© Ă  recevoir une formation dans l'art d'Eskrima dans les annĂ©es 1920. Son seul enseignant Ă©tait Lorenzo "Ensong" SAAVEDRA, de San Nicolas, qui avait Ă  cette Ă©poque Ă©tabli le cĂ©lĂšbre « Labangon Fencing Club Â». À ce moment, alors que beaucoup de styles diffĂ©rents d'Eskrima abondĂšrent, Lorenzo SAAVEDRA a appelĂ© le sien « Corto Linear Â», bien que cela soit utilisĂ© pour nommer d'autres styles. Ses meilleurs Ă©tudiants Ă©taient Teodoro "Doring" SAAVEDRA, son neveu, et Venancio « Anciong Â» BACON. Les deux Ă©taient aussi des amis trĂšs proches. Tous deux Ă©taient de grands eskrimadors, amĂ©liorant les habiletĂ©s de chacun et rĂ©pondant aux dĂ©fis qui sont venus suite Ă  leurrĂ©putation.

Lorenzo Saavedra                           Teodoro “Doring” Saavedra

Lorenzo « Ensong Â» SAAVEDRA                    Teodoro “Doring” SAAVEDRA

Membres du Labangonfencing Club 

Membres du Labangon Fencing Club.

Au 1er rang, assis au centre, Eulogio CANETE, en pantalon noir Lorenzo SAAVEDRA.

Au 2Úme rang sur la gauche en veste foncé, Teodoro SAAVEDRA

 

Le « Labangon Fencing Club » fut finalement dissous et tomba dans oubli, en laissant place à une nouvelle organisation née de ses cendres.

En 1932, le « Doce Pares Club Â» a Ă©tĂ© formĂ©. DirigĂ© par Lorenzo SAAVEDRA, le club a Ă©tĂ© composĂ© de trois eskrimadors de la famille SAAVEDRA et neuf de la famille CANETE. Ce groupe de 12 personnes Ă  l'origine du club a ensuite Ă©tĂ© rejoint par 12 autres personnes, portant ainsi le nombre Ă  24 ou 12 paires. Le nom de « Doce Pares Â» qui signifie douze paires en espagnol a Ă©tĂ© adoptĂ© en rĂ©fĂ©rence Ă  la cĂ©lĂšbre armĂ©e de Charlemagne composĂ©e de douze fines lames.

Venancio « Anciong Â» BACON Ă©tait parmi les vingt-quatre premiers.

La deuxiĂšme guerre mondiale a Ă©clatĂ© dans les annĂ©es 1940. Avec le dĂ©but de l'occupation japonaise, beaucoup d'eskrimadors sont devenus des combattants, des guĂ©rilleros, et emploieront leur art pour la dĂ©fense de leur nation. C’est Ă  cette Ă©poque que, Teodoro SAAVEDRA est mort aux mains de bourreaux japonais du kenpeitai (police militaire de l’armĂ©e impĂ©riale japonaise), alors que Lorenzo SAAVEDRA dĂ©cĂ©dait de mort naturelle en 1945.


AprĂšs la guerre, le groupe se rĂ©unit de nouveau. On y trouve Felimon CANETE, Jesus CUI (spĂ©cialiste du couteau), Venancio « Anciong Â» BACON, Ciriaco « Cacoy Â» CANETE, Delfin LOPEZ, Timoteo MARANGA, Maximo CANETE, Vicente CARIN, Lorenzo LASOLA et Artemio PAEZ.

D’autres experts rejoindront Ă©galement le club Doce Pares.

En 1951 des dĂ©saccords apparaissent et une grande rivalitĂ© entre Venancio « Anciong Â» BACON et Ciriaco « Cacoy Â» CANETE explose.

En 1952, accompagnĂ© de quelques eskrimadors reconnus, Venancio « Anciong Â» BACON a crĂ©Ă© le nouveau club « Balintawak Self Defense Club Â».

 

Balintawak Self Defense Club - 1952

Balintawak Self Defense Club - 1952
Quelques légendes du Balintawak

1. Delfin Lopez
2. Venancio "Anciong" Bacon
3. Major Timoteo Maranga
4. Vicente Atillo

Le club nouvellement formĂ© a commencĂ© Ă  s’entrainer dans l'arriĂšre-cour d'un magasin de montre appartenant Ă  Eduardo BACULI, un des Ă©tudiants de Venancio « Anciong Â» BACON. Ce magasin Ă©tait localisĂ© dans une petite rue transversale appelĂ©e Balintawak Street. Ainsi, depuis ce jour le mot Balintawak serait pour toujours indissociable du nom Venancio « Anciong Â» BACON et du style d'Eskrima qui a prouvĂ© son efficacitĂ© Ă  de multiples reprises.

Balintawak Street

Venancio « Anciong Â» BACON Ă©tait un homme trĂšs modeste. Il Ă©tait un vĂ©tĂ©ran de beaucoup de combats mortels dans Cebu. Il Ă©tait connu pour ĂȘtre trĂšs prĂ©cis avec un bĂąton, capable d'employer une force variable sur des cibles prĂ©cises sur le corps de son adversaire.

Mais, sa qualité la plus grande et son atout étaient son désir constant d'innover et d'améliorer son art, développant continuellement des techniques pendant des années et ne cessant jamais dans cette voie. Il a appris son art à ceux qui ont désiré l'apprendre.

De nombreux eskrimadors reconnus ont voulu tester l’habilitĂ© au combat d’Anciong Bacon. MalgrĂ© sa frĂȘle silhouette et sans utiliser de force, il les faisait abdiquer aprĂšs les avoir dĂ©sarmĂ© ou sous la pluie de coups de bĂąton. Bien souvent, ces derniers deviendront ses Ă©lĂšves les plus loyaux.

Contrairement au standard de l’époque qui utilisait simultanĂ©ment deux armes (2 bĂątons, ou 1 bĂąton et 1 couteau), Anciong BACON s’est distinguĂ© en prĂ©fĂ©rant l’utilisation du simple bĂąton, dĂ©veloppant ainsi le travail de la main vide. Cela a d’abord Ă©tĂ© ridiculisĂ© par ses dĂ©tracteurs puisque l’utilisation de deux armes simultanĂ©ment, notamment du double bĂąton, Ă©tait la norme. Depuis, il a largement Ă©tĂ© imitĂ© et copiĂ© par les clubs rivaux antan.

Anciong dĂ©testait le tournoiement fantaisiste du bĂąton, empreinte des clubs rivaux, qu’il estimait peu pratique en combat rĂ©el.
Il est dit Ă©galement qu’Anciong ne savait pas effectuer un Amara (sorte de shadowboxing avec l’utilisation du bĂąton pour enchainer des frappes dans le vide).

Les annĂ©es 1950 et les annĂ©es 1960 ont vu "l'Âge D'or" de l’Eskrima Ă  Cebu. Des eskrimadors de divers camps, principalement entre certaines personnalitĂ©s du « Doce Pares Â» et du « Balintawak Â», se testĂšrent lors de dĂ©fis. Certains aboutissaient Ă  des blessures et d’autres parfois Ă  la mort. D’autres Ă©taient dans des circonstances honorables, tandis que d'autres dĂ©loyaux. Anciong BACON a Ă©tĂ© pris en embuscade dans l'obscuritĂ© en marchant vers sa maison Ă  Labangon. Il a tuĂ© son assaillant et a Ă©tĂ© jugĂ© et emprisonnĂ©. Le juge ayant statuĂ© que ses compĂ©tences en arts martiaux pourraient ĂȘtre considĂ©rĂ©es comme une arme mortelle et aurait dĂ» ĂȘtre utilisĂ©e avec retenue.

Le Club a rarement Ă©tĂ© visitĂ© par des Ă©trangers ou Ă©tudiants d’autres arts martiaux ou par des membres de clubs rivaux. Toute prĂ©sence Ă©tait traitĂ©e comme un cas d’espionnage flagrant ou de dĂ©fis au club. Cela aboutissait souvent Ă  de sĂ©rieux dĂ©fis et Ă  des bagarres.

C’est dans ces circonstances que les lĂ©gendes se sont construites et les habiletĂ©s ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©es. Les survivants de cette pĂ©riode ont gagnĂ© leur place dans l'histoire de l’Eskrima.

Ising Attilo (Balintawak)Combat contreversé Ising Attilo (Balintawak) / Cacoy Canete (Doce Pares)Cacoy Canete (Doce Pares)

Le journal met à la une un des combats controversé entre le jeune Ising ATILLO du Balintawak

et la légende Cacoy CANETE du Doce Pares

Ancoing Bacon a été mis en liberté conditionnelle au milieu des années 1970.

Il Ă©tait dans une situation financiĂšre prĂ©caire et ses anciens Ă©lĂšves n’hĂ©sitaient pas Ă  lui envoyer quelques Ă©lĂšves avancĂ©s pour effectuer quelques cours privĂ©s, afin de l’aider financiĂšrement.

Il n'a pas repris la direction d’un club, mais a rĂ©guliĂšrement rendu visite et a assistĂ© Ă  des entraĂźnements de ses diffĂ©rents Ă©lĂšves, s'assurant de la qualitĂ© du Balintawak.

C'Ă©tait lĂ  qu’Anciong BACON a vu un aperçu de la gĂ©nĂ©ration suivante des combattants de Balintawak. Il savait que ses vieux Ă©tudiants, Arnulfo MONGCAL, Jose VILLASIN, Teodoro BUOT, Teofilo VELEZ et quelques autres continueraient Ă  perpĂ©tuer le nom Balintawak et produiraient de formidables eskrimadors pour les annĂ©es Ă  venir.

Venancio « Anciong » BACON

http://kalieskrima.free.fr/histoire%20du%20balintawak_fichiers/image019.jpg

1976 Fort de San Pedro Ă  Cebu City - Philippines

 

Jusqu’à sa mort, ce petit homme Ă©tait connu pour humilier les jeunes, forts et irrespectueux karatekas, ou autres pratiquants d’arts martiaux.  Son talent Ă©tait estimĂ©, admirĂ© et mĂȘme romancĂ© et embelli par ses Ă©tudiants et ses admirateurs. Il Ă©tait un prodige et un maĂźtre de son art e a gagnĂ© le respect et l’admiration de ses amis et Ă©galement de ses ennemis.

 

Quelques annĂ©es aprĂšs, Venancio « Anciong Â» BACON est mort, laissant derriĂšre lui un hĂ©ritage maintenant connu dans le monde entier comme le Balintawak.

 

 

Venancio « Anciong » BACON  

Le Baraw Sugbo

17/01/2020

Le Baraw Sugbo

Les racines du Baraw Sugbo remontent Ă  « Tatay Isong » Lorenzo Saavedra, un eskrimadors de renom Ă  l’origine de nombreuses Ă©coles d’Eskrima d’aujourd’hui et Ă  l’origine du Labangon Fencing Club de Cebu.

 

Il fût entre autre le professeur de GM Venancio «Anciong » Bacon (1912-1981) du Balintawak et de GM Filemon « Momoy » Canete (1904-1995) du Doce Pares.

 

Comme il était commun à cette époque, Lorenzo Saavedra enseigna largement son art du bùton, mais enseigna en trÚs petit comité son art de la lame ; raison pour laquelle le Baraw Sugbu est un des systÚmes les moins connus de Cebu.

 

Baraw signifie « couteau » en cebuano (la langue de Cebu) et Sugbu (ou Sugbo) Ă©tait l’ancienne appellation de la ville de Cebu. Baraw Sugbu est donc le systĂšme au couteau de Cebu.

 

Gregorio « Goyong » Ceniza (dĂ©cĂ©dĂ© le 6 octobre 2007 Ă  l'Ăąge de 82 ans) est allĂ© Ă  contre courant et n’a pas souhaitĂ© Ă©tudier le combat au bĂąton qui Ă©tait d’actualitĂ© Ă  l’époque ; il a prĂ©fĂ©rĂ© Ă©tudier l’art du couteau puis l’a enseignĂ© de maniĂšre non commercial, uniquement Ă  son clan, sa famille et ses amis.

 

L’entraünement se fait à deux, par un travail de flow (mouvement en continue). Comme dans l’art du garrote (bñton), le concept de la main vide est trùs important.

 

Au lieu d’apprendre une sĂ©rie de dĂ©sarmements, le Baraw Sugbu prĂ©conise l’étude de groupes tout comme en Balintawak, avec des contres. Toujours dans un jeu dynamique et non figĂ©, l’élĂšve essaie alors de se dĂ©fendre, de placer ses dĂ©sarmements et de rĂ©pondre Ă  des contres, tout comme le Palakaw en Balintawak.

 

Selon le livre « Cebuano Eskrima – derriĂšre le mythe », Gregorio « Goyong » Ceniza aurait appris l’art du couteau de son oncle Lucresio Ceniza qui l’avait lui mĂȘme appris par un certain Simo qui Ă©tait l’un des rares Ă©lĂšves au couteau de Lorenzo Saavedra.

 

Anciong bacon, le fondateur du balintawak, a également contribué au développement du Baraw Sugbu, puisqu'il s'entraßnait avec Gregorio « Goyong » Ceniza, à la résidence de Lucresio.

 

Gregorio Ceniza a ensuite enseigné son art à un certain nombre d'étudiants, mais aucun ne souhaitait ensuite enseigner; ils voulaient simplement apprendre à se défendre contre des agressions au couteau. Seuls Cronnie Cabatingan, Rene Capangpangan, puis son fils Eduardo « Boy » Ceniza se dirigeront vers l'enseignement pour préserver cet art du couteau de Cebu, l'Arnis du Diable.

 

Capangpangan fut celui qui modifia "l'Arnis de Diablo" par l'appellation de « Baraw Sugbu », avec l’approbation de Gregorio Ceniza.

 

Eduardo prĂ©serve cet art de la lame et enseigne de la mĂȘme maniĂšre Ă  ses quelques Ă©lĂšves. L’enseignement se fait toujours en session privĂ©e en non en masse.

 

La mĂ©thodologie du systĂšme est l‘apprentissage du Baraw Sugbu comme un art martial dĂ©fensif contre un attaquant au couteau. L'approche dĂ©fensive est aussi la partie plus stimulante et difficile de n'importe quel systĂšme.

 

Eskrima De Campo 1-2-3 Original

16/01/2020

Eskrima De Campo 1-2-3 Original

Le GMaster Jose Diaz Caballero est nĂ© le 7 aoĂ»t 1907 dans la ville de Barrio Ibo, Toledo, sur l’üle de Cebu, au milieu de l'archipel philippin. Lorsqu’il Ă©tait jeune, il voyageait de barangay en barangay (ville en ville) pour observer des parties d'Eskrima lors de cĂ©lĂ©brations de fiestas. Ces dĂ©monstrations d'assaut, appelĂ©es De Cadena, Ă©taient d'avantage une prĂ©sentation culturelle qu'un combat rĂ©el, contrairement Ă  ce qu'il espĂ©rait.

 

De ses observations de ces exhibitions d’Eskrima, il a modifiĂ© les mouvements avec un accent sur trois niveaux : les yeux, les membres infĂ©rieurs (spĂ©cifiquement coudes et mains) et les genoux. Il a fondĂ© plus tard le style dĂ©vastateur connu comme De Campo Uno-Dos-Tres Orihinal.

 

Avant tout, GM Jose Caballero Ă©tait un champion de Juego Todo. Si parfois les Juego Todo Ă©taient des rencontres de lutte comme dans nos anciennes campagnes, certains Juego Todo Ă©taient aussi des combats au bĂąton oĂč le port de protection Ă©tait interdit, permettant d’asseoir sa notoriĂ©tĂ© ou au contraire se mesurer Ă  de nouveaux Masters d’Eskrima ; la blessure mortelle et permanente rĂ©sultant de ces duels n'Ă©tait pas rare.

 

GM Jose Caballero a ainsi battu beaucoup d'Eskrimadors fortement qualifiĂ©s et beaucoup d’autres challengers moins connus.

 

Un de ses combats les plus notables a eu lieu en 1936 contre un Eskrimador nommé Anoy, de la ville voisine de Tangub. Jose Caballero a utilisé son systÚme de 1-2-3 coups pour désarmer et blesser Anoy, qui s'est promptement rendu. La combinaison de coups a été livrée si rapidement, que la foule n'avait pas entiÚrement compris ce qui venait d'avoir lieu. Cela a abouti à la perception que le combat avait été arrangé et ils ont commencé à crier "TAYOPE!" (Remboursé!!)

 

Le grand-master Caballero Ă  enseigner son style d'Eskrima Ă  une toute petite poignĂ©e d’élĂšves.

 

Le vieux guerrier est mort le 24 août 1987.

 

 

Le Grand-master Manuel « Mawe » Lebumfacil Caballero est nĂ© le 23 avril 1953 dans la ville d’Ozamiz Ă  Mindanao. Il a travaillĂ© comme garde du corps pour le Maire. Son pĂšre GM Jose D. Caballero a commencĂ© Ă  lui donner des leçons Eskrima Ă  l'Ăąge de 9 ans. De ses six frĂšres Eddie, Oscar, Nelson, Rodger, Salvador et Lando, seulement Salvador, Oscar et Lando ont appris l’Eskrima sĂ©rieusement.

 

Son pĂšre GM Caballero Ă©tait aussi dans l'hypnotisme, l’oration et le judo pendant les annĂ©es d'avant-guerre dans Toledo. GM Caballero s’est entraĂźnĂ© avec un certain Santiago « Tiago » Amaya Ă  Ibo et s’entraĂźnait Ă  la musculation en soulevant de lourdes pierres. Il Ă©tait Ă  Kanlaon pendant la deuxiĂšme guerre mondiale et a obtenu la connaissance d'oration et de l'hypnotisme Ă  cette pĂ©riode par un vieil ermite. Son oration Ă©tait accĂšs sur des paroles pour Dieu le PĂšre.

 

Pendant sa formation chez les Rangers avec les Guerriers Molaves, un compagnon a fait part au responsable de compagnie des compĂ©tences martiales en Eskrima de « Mawe », qui fĂ»t aussitĂŽt mis au dĂ©fi de montrer ses compĂ©tences lors d’une confrontation. D’abord hĂ©sitant, mais se voyant obligĂ©, il a averti le commandant qui le dĂ©fiait qu'il pourrait se blesser. Le commandant, un haut gradĂ© de l’élite de l’armĂ©e philippine avançait que l’Eskrima de « Mawe » ne pouvait pas battre ses techniques de KaratĂ©. Le combat fĂ»t trĂšs court et le commandant blessĂ© dans les jambes et les genoux. Comme un vrai officier et un homme d’honneur, le commandant accepta la dĂ©faite et demanda ensuite Ă  « Mawe » d’ĂȘtre l'instructeur de combat rapprochĂ© de leur unitĂ©.

 

En 1978, « Mawe » connu l’expĂ©rience du combat dans Jolo (au sud des Philippines). Comme son pĂšre lĂ©gendaire, « Mawe » a possĂ©dĂ© une mentalitĂ© intrinsĂšque de combat et a Ă©tĂ© rĂ©putĂ© pour rarement chercher la couverture dans un Ă©change de coups de feu. Il porte un mĂ©daillon de San Miguel, qu'il estime lui apporter protection.

 

Parmi les dépouilles de la guerre, « Mawe » avait récupéré un Kris, un Barong et une carabine M2 d'un Moro décédé, mais tout lui fût confisqué par son lieutenant Dailig. Mawe attribue son invincibilité dans des échanges de coups de feu Jolo aux incantations Panipas qu'il a héritées de son pÚre.

 

Il a appris les orations en Ă©tudiant secrĂštement les « librettos » d’un vieil homme. Il a ensuite complĂ©tĂ© sa formation avec son pĂšre Jose Caballero, avec les dĂ©votions qui incluent des priĂšres quotidiennes commençant Ă  6h00, 12h, 15h et 18h00.

 

Les caractéristiques uniques en De Campo 1-2-3 sont les techniques « hayang-kulob » et la spécialisation de solo baston (du bùton simple). Les débutants commencent par des exercices lents et plus tard avec des combinaisons plus complexes et rapides.

Siete Pares est la premiÚre instruction de base avec la tenue appropriée du bùton, la position et l'évaluation de la distance.

 

En aoĂ»t 1979, lors du premier tournoi d’Eskrima organisĂ© par le NARAPHIL, il y reprĂ©sentait le style de son pĂšre, le De Campo. Il s'est battu dans la Division Senior et a gagnĂ© la mĂ©daille d'argent et a reçu la rĂ©compense du meilleur combattant. Pendant le deuxiĂšme combat de ce tournoi il s'est plaint Ă  GMasters Momoy et Euling Canete pour se battre sans protection, mais Atty. Dionisi lui indiqua de respecter les rĂšgles de protections pour rester dans la compĂ©tition.

 

Il s'est battu Ă  un autre tournoi en 1982 et est devenu le champion de la Division Senior, battant Lofranco qui avait Ă©liminĂ© Edgar Sulite lors de ce mĂȘme tournoi. Pendant le tournoi Edgar prĂ©textait ne pas vouloir battre « Mawe » afin de ne pas dĂ©cevoir le vieil homme GM Jose Caballero. Une confrontation avec « Mawe » ne se rĂ©alisera jamais. Lofranco qui Ă©tait un pratiquant de Balintawak humilia techniquement Edgar lors de ce tournoi, avant de se faire battre facilement par « Mawe ».

 

Manuel Caballero s’est retirĂ© dans la ville de Toledo oĂč il a enseignĂ© le mĂȘme programme de Campo 1-2-3 Original de son pĂšre, Ă  ses fils et quelques rares visiteurs jusqu’à l’ñge de 64 ans.

Il est décédé le 30 avril 2017 et laisse derriÚre lui une femme et trois garçons.